Hymne national du Brésil

Hino Nacional do Brasil



 

La mélodie de Francisco Manoel da Silva a été définie comme l'hymne national brésilien en 1890 par un décret. Mais ce n'est seulement qu'en 1922 que les paroles officielles de Joaquim Osório Duque Estrada (écrites en 1909) sont ajoutées. Pendant ces 32 ans, l'hymne était chanté avec différentes paroles.

Curiosités :

 

  • L'hymne brésilien n'a pas un nom comme l'hymne français "La Marseillaise".
    Son titre officiel est tout simplement : Hino Nacional (hymne national).
  • Il a été joué et chanté pour la première fois officiellement le 13 avril 1831 en hommage à Dom Pedro I, lors d'une cérémonie avant son retour au Portugal.
  • Il est interdit de jouer l'hymne national sans autorisation préalable.
  • On n'applaudit pas à la fin de l'hymne.
  • Les Brésiliens adorent leur hymne, mais le chantent souvent avec des erreurs car les paroles sont complexes.
  • Les écoles en enseignement primaire doivent jouer l'hymne national une fois par semaine au minimum et faire apprendre les paroles et l'interprétation de l'hymne aux élèves.
  • Une loi interdit à un brésilien d'avoir un poste dans le secteur publique s'il ne démontre pas des connaissances basiques de l'hymne national.

Parte I

Ouviram do Ipiranga as margens plácidas

De um povo heróico o brado retumbante,

E o sol da Liberdade, em raios fúlgidos,

Brilhou no céu da Pátria nesse instante.

 

Se o penhor dessa igualdade

Conseguimos conquistar com braço forte,

Em teu seio, ó Liberdade,

Desafia o nosso peito a própria morte !

 

Ó Pátria amada,

Idolatrada,

Salve ! Salve !

 

Brasil, um sonho intenso, um raio vívido

De amor e de esperança à terra desce,

Se em teu formoso céu, risonho e límpido,

A imagem do Cruzeiro resplandece.

 

Gigante pela própria natureza,

És belo, és forte, impávido colosso,

E o teu futuro espelha essa grandeza.

 

Terra adorada,

Entre outras mil,

És tu, Brasil,

Ó Pátria amada !

 

Dos filhos deste solo és mãe gentil,

Pátria amada,

Brasil !

 

Les rives calmes de l’Ipiranga ont entendu

L’appel retentissant d’un peuple héroïque,

Et le soleil de la liberté, de ses rayons fulgurants,

Brilla dans le ciel de la Patrie en cet instant.

 

Si le garant de cette égalité

Nous l’avons conquis par la force de nos bras,

En ton sein, ô Liberté,

Notre courage défiera même la mort !

 

Ô, Patrie bien-aimée,

Adorée,

Salut ! Salut !

 

Brésil, un rêve intense, un rayon vivifiant

D’amour et d’espérance descend sur la terre,

Si dans ton ciel splendide, souriant et limpide,

L’image de la Croix du Sud resplendit.

 

Géant par ta propre nature,

Tu es beau, tu es fort, intrépide colosse,

Et ton avenir reflète cette grandeur.

 

Terre adorée,

Entre mille autres,

Tu es Brésil,

Ô, Patrie bien-aimée !

 

Des enfants de ce sol, la mère bienveillante,

Patrie bien-aimée

Brésil !

 



Parte II

Deitado eternamente em berço esplêndido,

Ao som do mar e à luz do céu profundo,

Fulguras, ó Brasil, florão da América,

Iluminado ao sol do Novo Mundo!

 

Do que a terra, mais garrida,

Teus risonhos, lindos campos têm mais flores;

"Nossos bosques têm mais vida",

"Nossa vida" no teu seio "mais amores."

 

Ó Pátria amada,

Idolatrada,

Salve! Salve!

 

Brasil, de amor eterno seja símbolo

O lábaro que ostentas estrelado,

E diga o verde-louro dessa flâmula

- "Paz no futuro e glória no passado."

 

Mas, se ergues da justiça a clava forte,

Verás que um filho teu não foge à luta,

Nem teme, quem te adora, a própria morte.

 

Terra adorada,

Entre outras mil,

És tu, Brasil,

Ó Pátria amada!

 

Dos filhos deste solo és mãe gentil,

Pátria amada,

Brasil!

 

Éternellement étendu dans un berceau splendide,

Au son de la mer et à la lumière du ciel infini,

Tu resplendis, ô Brésil, fleuron de l'Amérique,

Illuminé par le soleil du Nouveau Monde !

 

Que les terres les plus charmantes,

Tes beaux champs joyeux ont plus de fleurs.

"Nos forêts ont plus de vie",

"Notre vie" en ton sein "plus d'amours".

 

Ô, Patrie bien-aimée,

Adorée,

Salut, Salut !

 

Brésil, d'amour éternel qu'il soit le symbole,

L'étendard étoilé que tu déploies ostensiblement,

Que proclame le vert et or de cette flamme :

- "Paix pour l'avenir et gloire au passé".

 

Mais si tu élèves le glaive de la justice,

Tu ne verras aucun de tes enfant fuir le combat,

Ni même, celui qui t'adore, craindre la mort !

 

Terre adorée,

Entre milles autres,

Tu es Brésil,

Ô, Patrie bien-aimée !

 

Des enfants de ce sol, la mère bienveillante,

Patrie bien-aimée,

Brésil !

 



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